- Citer les indications et contre-indications d'une amygdalectomie.
- Décrire le rôle de l'infirmier dans les soins pré et post-opératoires.
- Angines à répétition (l'intervention a lieu en dehors de l'épisode aigu).
- Phlegmon péri amygdalien.
- Infection focale d'origine amygdalienne.
- Rare, elle est provoquée chez l'enfant par l'hypertrophie des amygdales, isolément ou associée à des végétations adénoïdes. Cette situation peut exposer l'enfant à un risque vital d'asphyxie. Cependant, l'intervention doit être particulièrement réfléchie chez les chanteurs et les personnes allergiques en général (risque d'apparition de l'asthme).
- Tuberculose évolutive.
- Diabète.
- Troubles de la coagulation, en particulier l'hémophilie.
- Patient en convalescence.
- Angine récente.
- Primo-infection récente.
- Hémorragie précoce : elle est redoutable et survient généralement trois à quatre heures après l'intervention. Elle peut se manifester par des crachements de sang répétés, des vomissements sanglants abondants, et une altération de l'état général avec somnolence, pâleur, extrémités froides et tendance syncopale.
- Hémorragie tardive : moins grave, elle survient entre le 6ème et le 12ème jour, souvent due à la chute de l'escarre après cicatrisation.
- Surinfection : elle est caractérisée par la fièvre.
- Préparer psychologiquement le patient à l'opération et à ses suites.
- Effectuer un prélèvement sanguin pour les examens suivants : NFS, taux d'hématocrite, glycémie, GSRH, tests de coagulation (TS/TC, TP/TCK, etc.), test d'Emmel, électrophorèse de l'hémoglobine.
- Examen des crachats, IDR et radio thorax chez les enfants.
- Prendre les constantes, en particulier la température. Si elle est élevée, l'intervention doit être différée sauf en cas d'urgence.
- Administrer une antibiothérapie préopératoire en cas d'amygdalites récidivantes.
- Prémédication préopératoire selon les prescriptions, généralement à base de barbituriques ou de Valium, associée à l'atropine.
- S'assurer que le patient est à jeun strict depuis au moins 12 heures, à partir de la veille au soir.
- Préparer le champ opératoire, effectuer un bain de bouche et un gargarisme, appliquer un collutoire iodé ou en spray.
- Au retour du bloc opératoire, placer le patient en décubitus ventral ou latéral.
- Encourager le patient à cracher le sang dans un crachoir plutôt qu'à l'avaler, surtout chez les enfants, afin de surveiller les signes d'hémorragie.
- Surveiller les constantes vitales et la coloration du visage.
- Administrer les médicaments prescrits, généralement des antibiotiques et des antalgiques (éviter l'aspirine et ses dérivés).
- Surveiller l'alimentation du patient : elle doit être liquide et froide au cours des premières 24 heures, molle et tiède entre le 4e et le 6e jour, puis normale à partir du 7e jour.
- Surveiller les signes de complications, en particulier l'hémorragie précoce. En cas de signes d'hémorragie et en l'absence du chirurgien, l'infirmier doit prendre des mesures en administrant des hémostatiques et en demandant un bilan sanguin en urgence (NFS, taux d'hématocrite), puis informer le chirurgien. En attendant l'intervention du chirurgien, préparer le matériel de transfusion avec l'aide d'un collègue compétent. Si l'hémorragie est grave, le chirurgien peut être amené à pratiquer la ligature de la carotide interne.
- En cas de signes de surinfection (fièvre, crachats purulents, gonflement du cou), informer le chirurgien et administrer le traitement prescrit en conséquence.